En 2005, encore 159 accidents, 24 tués, 197 blessés.
On pourrait estimer que ce bilan est relativement encourageant puisque le nombre d’accident a baissé de 34 % et le nombre de blessés de 35 %. Cependant une préoccupation importante demeure au regard du nombre de 24 tués, qui représente une stabilité par rapport à 2004 mais un ratio encore important par rapport à la densité de la population du Lot et, au delà de la froideur des statistiques, la dimension réelle de ce constat est la douleur des familles endeuillées et des victimes parfois marquées à vie par le handicap.
Les accidents mortels ont essentiellement eu lieu sur le réseau départemental (près de 73 %) et les conducteurs, à l’origine de l’accident, sont en majorité lotois (59 %) ou originaires, pour la plupart, de départements limitrophes connaissant les mêmes spécificités que le Lot : réseau sinueux, étroit, sur lequel la visibilité est réduite. On serait en droit de penser qu’en « conducteurs avertis » nous adaptions notre conduite à ces particularités ; or, il n’en est rien et l’on remarque trop souvent que la vitesse excessive ou inadaptée est la première cause de ces drames.
Cette constatation est corroborée par l’augmentation du volume des infractions à la vitesse, la persistance de l’usage du téléphone au volant... qui démontrent que l’acte de conduire n’est toujours pas considéré comme une activité à part entière nécessitant une concentration constante notamment sur les parcours habituels.
Il s’agit donc, en particulier par nos actions de prévention, de mettre en avant tout l’intérêt à respecter les règles de conduite notamment en matière de vitesse ; le discernement que l’on attend du conducteur réside dans sa capacité à s’adapter à l’environnement et dans son aptitude à anticiper les situations à risque avec la conscience que si le domaine routier est ouvert à tous, certains ont une vulnérabilité extrême comme les piétons et les deux roues.
Si les progrès de la technologie mettent à notre service des véhicules de plus en plus confortables, silencieux, performants en matière d’équipements de sécurité... il n’en demeure pas moins que la meilleure des machines ne garantira pas notre déplacement si le pilote manque de prudence.
Aussi, cette année encore nous devons conjuguer nos efforts pour développer des projets de prévention dans le principe d’une conduite "raisonnable", dans le respect des autres.
Par ailleurs, compte tenu des enjeux locaux précédemment identifiés, qui ont été confirmés par l’accidentologie 2005, les actions seront pour la plupart orientées en direction :
des néo-conducteurs (moins de 2 ans de permis)- des usagers les plus exposés « 15-24 ans » et les seniors,- des cyclomotoristes,
de la conduite en état d’alcoolémie,
de la conduite sur les petits trajets d’habitude.Enfin, il conviendra de prendre en compte les priorités nationales qui, pour 2006, portent sur « les jeunes » « les usagers en 2 roues » « la mobilisation des Collectivités Territoriales »